L’ART PERDU: article écrit par Miguel Ayllon

Je me demande plein des questions par rapport à l’art d’aujourd’hui. Ces Marcel Duchamp et amis nous ont provoqué et de quelle façon ! D’abord ils ont fait tomber par terre tout ce qui était considéré comme les règles de l’art, l’academicisme. Les critiques d’art n’ont pas su comme répondre à ses manifestations, a ces provocations. Les règles de l’art n’avions plus de places.

Avant c’était la critique qui décidait qu’est- ce qu’une œuvre d’art et que ne l’est pas.

Après Duchamp tous les artistes ont pris comme la sienne cette phrase : Art est ce que l’artiste décide ce que l’art. Voila, si facile que ça.

Je ne suis pas une dogmatiste des règles, mais laisser le dernier mot à la personne risque de nous amener à ce que beaucoup ont appelé déjà la mort de l’art, car apparemment tout individu peut-être un artiste. Qu’elle est donc la solution ? Doit t-il en avoir un ? Evidement on ne doit pas couper les ailes à l’expression artistique, l’artiste doit se sentir libre, doit agir en liberté. Mais ce liberté ne devrait pas servir à le importe quoi, ni le n’importe quel prix. La démocratie  nous permet de nous servir de la liberté d’expression, mais en nom de la liberté d’expression on ne doit pas insulter les autres. Donc, la liberté d’expression de l’artiste a des limites ?

La situation aujourd’hui est que la critique a laissé d’avoir une influence sur l’art et c’est responsabilité corresponde aux mussés et galeries, c’est-à-dire au marché. Donc, finalement on voit comment on a terminé pour considérer art tout ce qui est bienvenue pour les mussés et notamment pour les galeries, qui cherchent pas la diffusion de l’art mais l’obtention d’un bénéfice économique comme n’importe quel autre entreprise. Si c’est ça la réalité, peut-on donc affirmer que l’art et mort ou peut-être que l’art est devenu une marchandise comme n’importe quel autre ?

Miguel est l’élève de notre atelier dans le cycle supérieure. Il propose cet article comme une point de réflexion et surtout de discussion ; n’hésitez pas de réagir par vos  commentaires!

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2 réflexions au sujet de « L’ART PERDU: article écrit par Miguel Ayllon »

  1. Cher Miguel,
    Ta lettre soulève beaucoup de questions. La place des artistes dans la société, celle des critiques, la liberté d’expression, qu’est ce qui est de l’art?
    Une partie de la réponse est à la fin de ta lettre, l’art est du business. Et cela n’est pas nouveau! Heureusement il n’est pas que cela! Sois rassuré. Alors que faire? Continuer encore et toujours à suivre sa route. Apprendre, écouter, regarder ce que font les autres, les anciens et ceux d’aujourd’hui, d’ici et des autres pays. Avoir l’esprit ouvert et le cœur généreux.
    La place des artistes est primordiale dans une société. N’est ce pas eux qui sont les premiers réprimés quand ce qu’ils disent ou font déplaît au pouvoir en place. Pourquoi? Parce qu’ils désignent les travers, les défauts, les outrances, les inégalités de cette société. C’est une des raisons qui fait que j’aime le cours d’histoire de l’art. On y voit tout au long des siècles des artistes qui, en même temps qu’ils ont voulu peindre avec le plus de talent et parfois du génie, des personnes ou des événements qu’ils ont vécu ou qu’on leur a raconté, les paysages qu’ils ont découverts ou imaginés. Certains de ces artistes, malgré toutes sortes de contraintes sociales ou religieuses sont malgré tout parvenu à exprimer leur opinion avec leur personnalité et ca c’est ce qui est magnifique. Alors peut être veux tu parler de ce qui est beau et ce qui ne l’est pas? Il n’y a aucune réponse définitive dans le présent parce que le regard change, les sociétés changent. Des chef d’œuvres qui ont été adulés il y a quelques siècles deviendront peut être petit à petit des œuvres ‘ringardes’ et puis parce qu’un autre artiste les re découvrira on en reparlera.
    Les mouvements artistiques se font et se défont en réaction à ce qui les a pourtant constitué. Je crois que ce qui est beau restera beau. Ce qui est vrai restera authentique. Ce qui fait penser autrement restera laissera des traces.
    Tous les artistes ne cherchent pas à transmettre un message, ils veulent simplement traduire avec leur art leur pensée, leur émotion, leur réflexion, leur idée de la beauté, de la vie…
    Alors il y a la question de la liberté d’expression. Qu’a-t-on le droit de faire ou ne pas faire quand on est artiste? Autant de réponses que d’opinions. Pour ma part je crois qu’il faut laisser à tous le droit d’aimer ou de rejeter une œuvre ou de ne pas s’y intéresser. Avec un impératif cependant, une consigne simple: le respect de la vie humaine ou animale ou même végétale, donc de l’environnement.
    Un des plus grand danger pour l’art en général est l’auto censure.
    Le public, ce qu’on nomme le grand public, celui là bien souvent découvre les artistes après qu’ils soient consacrés par les critiques d’art ou les historiens de l’art ou d’autres artistes et parce qu’ils sont toujours là c’est qu’ils ont une place légitime.
    Je pense que les critiques d’art sont nécessaires, les meilleurs d’entre d’eux sont des découvreurs de talents ainsi que quelques marchands passionnés.
    Ce sont les ‘faiseurs’ d’argent qui faussent la vision que l’on peut avoir des artistes contemporains. Seront ils ‘bankable’ comme on dit maintenant?
    Pour terminer non l’art n’est pas mort. Il renaît de ses cendres chaque fois qu’on le déclare mort.
    Voilà quelques réflexions que ta lettre m’a inspirée.

    Cher Miguel, tous mes vœux de magnifiques tableaux pour 2013!

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